Dead Rising 4 : un jeu imparfait, mais amusant !

Par Denis Talbot – 14 décembre 2016

Dead Rising 4Concepteurs : Capcom Vancouver

Plateformes : Xbox One, PC

Éditeur : Microsoft

Genre : Action, Survie-horreur

Modes de jeux : solo et multijoueurs.

dead-rising-4-2Le bon vieux Frank…

Ce quatrième opus nous place, encore une fois, derrière l’objectif du reporter Frank West. Notre joyeux luron de 52 ans se rend au Colorado. C’est dans la petite ville de Willamette que Frank, convaincu pas sa collègue Vicky Chu, démarre son enquête. Frank connait bien la localité pour l’avoir « visité » 16 ans auparavant dans le tout premier Dead Rising. Les deux journalistes découvrent que la base militaire abrite en réalité un complexe dont les recherches portent sur les zombies ! Bon, ce n’est pas du Tolkien, j’en conviens !

Il pleut des infectés !

La première chose frappante dès les premières minutes du récit, c’est la grande quantité de morts-vivants à l’écran : il y en a BEAUCOUP ! Au moment d’écrire ces lignes, j’en ai éradiqué personnellement plus de 35,586 créatures en 100 H de jeux. Bon, je l’affirme : Dead Rising 4 (DR4) n’est pas un titre réputé pour haute teneur intellectuelle. C’est plutôt le contraire. On met son cerveau à « off » et on trucide des éthérés. Avec un gros camion, les troupeaux d’infectés volent de tous bords, tous côtés… littéralement ! Ce défouloir est, ma foi, très satisfaisant… J’en parle en mon psychiatre…

Finalement, on a du temps !

J’aime bien la suppression de l’antidote temporaire « Zombrex » de cette version. Cela nous permet de vraiment explorer les lieux proposés, riches en recoins de toutes sortes ! J’ai adoré reprendre ma visite dans le fameux centre commercial et ses mille et une boutiques. Il faut fouiller afin de trouver les plans pour concevoir un arsenal rigolo. Par exemple, on peut « patenter » un masque de pingouin en le jumelant à de l’azote liquide pour concocter une arme qui gèle les monstres. Il y a aussi le kart électrique fabriqué à partir d’un tricycle à batterie pour personnes âgées, apparié à un go-kart. C’est con, c’est amusant.


Dead-Rising-4-MAP« … le défaut de ses qualités… »

DR4 propose un vaste monde ouvert dans lequel on peut aller pratiquement partout. On encourage l’exploration. On doit capturer des immeubles, tous semblables, qui deviendront nos bases. Capcom ne sait pas compliquer la tâche. Les concepteurs ont répliqué tout bonnement les bâtiments. Cela provoque parfois une étrange impression de déjà-vu : « … coudonc, est-ce que je suis déjà venu ici ?… ».

Cette création de CAPCOM Vancouver a le défaut de ses qualités. J’accepte les bogues de collisions qui, dans un monde aussi vaste, demanderaient beaucoup trop de temps et de ressources pour les corriger. Résultat : nous devons donc parfois chercher dans quelle texture se cache le dernier zombie à tuer afin de déclencher la suite d’une mission. C’est frustrant.

Dans un univers aussi étendu, c’est souvent l’IA des ennemis qui écope. Les soldats de l’organisation « Obscuris » n’étaient assurément pas à l’arrêt quand l’autobus de l’intelligence artificielle est passé. Ils ont des comportements erratiques et ils ne sont pas « vite vite » !

Aussi, la jouabilité devient assez redondante. Par contre, une force semble nous obliger à retourner dans cet univers de putréfaction et à continuer ce « zombicide ».

Les missions de la quête principale manquent de punch, tout comme la qualité des « boss » et des « Super-Zombies » aussi. L’addition des exosquelettes éphémères rend l’exercice amusant et nous confère un sentiment de puissance surtout lors d’éliminations parfois très amusantes.

exosuitpoweruptornadocloseup-1471594551Malheureusement, des problèmes de son tuent l’expérience. Des dialogues absents, sans musique, dans des scènes clés : ce n’est pas fort ! Par contre, nous entendons très bien la piste de bruitage. C’est dommage. J’ai remarqué la récurrence de ces irritants techniques lorsque j’ai recommencé le jeu. On en retrouve trop !

Car oui, je refais le jeu ! Le fait de garder toutes nos armes bizarres et nos points de compétences, me permet d’explorer plus et de m’amuser avec mon arsenal stupide et amusant, tout comme Frank West, notre sympathique reporter.

Et le multi ?

Je n’ai pas assez joué à la portion « multi » de DR4…Je prépare un « playtest » avec un de mes amis dans les prochains jours. C’est à suivre…

Cote du Grand Talbot : 7/10 amusant !

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Ce titre nous a été offert par Microsoft Canada, ce qui ne change rien à l’aspect critique du présent contenu.